Avec Diniz, la France égale son record de médailles aux Mondiaux d'athlétisme

Le Français Yohan Diniz remporte le 50km marche des Mondiaux d'athlétisme de Londres ©DANIEL LEAL-OLIVAS - AFP
Le Français Yohan Diniz remporte le 50km marche des Mondiaux d'athlétisme de Londres ©DANIEL LEAL-OLIVAS - AFP

Après le titre de Pierre-Ambroise Bosse sur 800m, Kevin Mayer au décathlon samedi et Yohan Diniz sur 50km marche ce dimanche ont également remporté le titre mondial à Londres, faisant de cette édition des Mondiaux l'une des plus prolifiques pour l'athlétisme français.

Yohann Diniz, triple champion d'Europe (2006, 2010, 2014) et détenteur du record du monde (3h32min33s), a décroché son premier titre de champion du monde sur 50 km marche à 39 ans, dimanche à Londres, sur le Mall devant Buckingham Palace. 

Large dominateur en 3h33min11s, Diniz a apporté à la France sa troisième médaille d'or à Londres, après les titres de Pierre-Ambroise Bosse sur 800 m et Kevin Mayer au décathlon.

Pour l'athlétisme tricolore, il faut remonter à 2003 et les Mondiaux à Paris (Eunice Barber à la longueur, les relais 4x100 dames et 4x400 messieurs) pour retrouver une telle moisson d'or.

Jamais non plus la France n'avait remporté trois médailles d'or au masculin en 16 éditions des Mondiaux. Et Diniz est devenu le doyen (à 39 ans) des vainqueurs aux Championnats du monde. 

Le Français a devancé les Japonais, qui ont marché de concert dans les derniers kilomètres, Hirooki Arai, en argent (3h41min17s), et Kai Kobayashi, en bronze (3h41min19s). 

Deux acteurs majeurs de la discipline ces dernières années étaient absents: le Slovaque Matej Toth, tenant du titre mondial et aussi olympique à Rio, suspendu provisoirement car suspecté de dopage, et l'Australien Jared Tallent, qui avait récupéré en 2012 l'or des Jeux de Londres après la disqualification d'un Russe pour dopage.

Diniz s'est imposé sur les lieux mêmes où il avait connu il y a cinq ans la désillusion d'une disqualification pour ravitaillement hors zone aux Jeux de Londres. 

Il a triomphé aussi pratiquement un an jour pour jour après son chemin de croix aux JO 2016 à Rio. 

Parti seul dans la touffeur chaleur carioca et largement en tête à mi-course, il avait ensuite souffert de troubles intestinaux sévères. Pris de malaises, le Champenois s'était écroulé puis relevé pour terminer finalement huitième.

À Londres, Diniz a amélioré le record des Championnats du monde du Polonais Robert Korzeniowski réalisé à Paris en 2003 (3h36:03.). Il apporte à la marche française son premier titre planétaire, Mondiaux et jeux Olympiques confondus.

Comme à son habitude, Diniz est parti en tête très tôt juste après le 5e kilomètre pour se construire une avance qui a monté rapidement au-dessus de 3 minutes, pour être de huit minutes à l'arrivée. 

Averti peu avant la mi-course, le Français a ralenti un tantinet son rythme. Il a terminé en roue libre, à seulement 38 secondes de sa marque planétaire. 

Père de deux enfants, le Rémois a pris le temps d'empoigner un drapeau tricolore pour le mettre autour de son cou, puis en éventail derrière sa tête, comme une voile le poussant vers le port du bonheur. Et, sitôt franchie la ligne, pris de frénésie, Diniz a sauté comme un cabri fou, se jetant par terre. 

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