Enseignement supérieur : la FAGE ne veut "pas de sélection ou de prérequis"

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Jimmy Losfeld, président de la FAGE, principal syndicat étudiant, était l'invité du journal de 18h sur Sud Radio, après avoir été reçu par le Premier ministre à Matignon ce lundi matin.

"Permettre aux nouvelles générations de réussir dans les études supérieures." Invité du journal de 18h sur Sud Radio, au micro de Véronique Jacquier, Jimmy Losfeld, président de la FAGE, principal syndicat étudiant, est revenu sur son entrevue avec le Premier ministre et la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, ce lundi matin, à Matignon.

"C'était un échange constructif où on a parlé avec sincérité et honnêteté du sujet, a expliqué Jimmy Losfeld. Si on n'est pas tout à fait d'accord sur la solution à mettre en place, on est au moins d'accord sur le constat et les objectifs, permettre aux nouvelles générations d'accéder et de réussir dans les études supérieures. C'est un enjeu social et économique fondamental, puisque pour lutter contre le taux de chômage massif des jeunes aujourd'hui, l'accès à la qualification est essentiel."

Alors que le gouvernement souhaite mettre en place des prérequis pour accéder à une formation supérieure, Jimmy Losfeld préférerait une autre approche : "Ils souhaitent mettre en place une solution de prérequis qui, je trouve, tord un peu le bras des bacheliers et des lycéens, en les forçant à aller vers une formation qu'ils ne souhaitent pas forcément. J'y vois la possibilité de dire non à un nouveau bachelier qui souhaite accéder à une formation. Je pense qu'il s'agit d'une solution de facilité. Il faut pouvoir mieux l'orienter, le mettre face à ses responsabilités. S'il souhaite faire une formation dans laquelle il n'a peut-être pas toutes les conditions de la réussite, proposons-lui une autre formation, mais il faut que ce soit lui qui reste maître de son destin et qui décide, à la fin, ce qu'il choisit."

Écoutez l'interview de Jimmy Losfeld, président de la FAGE, invité du journal de 18h au micro de Véronique Jacquier

 

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Michel Ange
- Mardi 10 octobre 2017 à 15:35
Depuis 1968 le mot sélection est en quelque sorte un gros mot à bannir du vocabulaire à jamais. Les socialos marxistes, comme à l'instar de dire que l'élève est l'alter ego de l'enseignant et que l'estrade où était assis le maître, afin de dominer les élèves, purement supprimée.
D'année en année l'école se dégrade, le classement pisa le démontre.
De plus leur ministre dirige cette institution pas plus loin que son bureau. Excepté le pauvre monsieur Allègre, qui s'est fait virer.

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