Le sénateur Michel Mercier a été auditionné ce mercredi, avec ses filles, par les policiers chargés de l'enquête sur les emplois d'assistantes parlementaires que l'élu leur avait confiés.

Michel Mercier a été entendu par les policiers, en compagnie de ses filles, mercredi, par les policiers en charge de l'enquête sur les emplois d'assistantes parlementaires de ces dernières auprès du sénateur centriste du Rhône.

L'ancien Garde des Sceaux et ses deux filles "ont été entendus simultanément, comme témoins libres, sans être confrontés", "pendant sept à dix heures", dans les locaux de l'Office anticorruption de la police judiciaire (Oclciff) à Nanterre, a indiqué son avocat, Me André Soulier, confirmant une information de France Inter.

Pressenti pour être nommé au Conseil constitutionnel, nommé par le président du Sénat Gérard Larcher, sa candidature avait même été validée en commission. Mais un article du Canard Enchaîné, révélant l'emploi de ses filles comme assistantes parlementaires dans des conditions troublantes a jeté le discrédit sur cette nomination, au point que l'intéressé a préféré renoncer en début de semaine.

Une enquête préliminaire a été ouverte par le Parquet national financier le 2 août, suite aux révélations de l'hebdomadaire. Le Canard indiquait en effet que Delphine Mercier, sa fille, habitait Londres au moment où elle était l'assistante parlementaire de son père, avec un emploi basé à Paris.

Lors des auditions, "nous avons fourni la liste de ses déplacements à Paris pendant cette période", pour effectuer ses missions, a expliqué l'avocat, ajoutant que "deux autres cas" ont été abordés pendant l'audition.

Celui du fils de Michel Mercier, dont le Canard Enchaîné a révélé mercredi qu'il est également employé au conseil départemental du Rhône, présidé par son père de 1990 à janvier 2013, date de la création de la métropole de Lyon et de la disparition du département du Rhône tel qu'il existait précédemment. Fut également évoqué le cas de l'épouse du sénateur, "qui a été sa collaboratrice à Lyon et à Thizy-les-Bourgs à partir de 1995" au cours de différents mandats locaux et nationaux de son mari, a indiqué Me Soulier : "Elle s'occupait du courrier, recevait en rendez-vous... Il n'y a rien à cacher, tout est clair."

Michel Mercier a annoncé début août qu'il remettrait "les travaux réalisés par (sa) fille, Delphine, au Sénat, afin de démontrer l'effectivité de l'emploi" et déclarerait à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique "les travaux effectués, le temps travaillé et les salaires perçus, attestant ainsi de l'effectivité de l'emploi".

Son avocat a toutefois indiqué que 40 000 euros ont été consignés sur les revenus du sénateur afin de faire face à un éventuel remboursement des salaires perçus pendant 22 mois par Delphine Mercier.

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