Mariton : "Il est décevant de voir qu’il n’y aura de nouveau pas d’université d’été"

Hervé Mariton, maire (Les Républicains) de Crest
Hervé Mariton, maire (Les Républicains) de Crest

Maire (Les Républicains) de Crest, dans la Drôme, Hervé Mariton était l’invité du Grand Matin Été sur Sud Radio ce lundi. L’occasion pour l’ancien député d’évoquer la situation des Républicains, les premiers pas de Macron à l’Élysée et… le scandale des œufs contaminés au fipronil.

Député de la Drôme de 2007 à 2017, Hervé Mariton ne siège plus à l’Assemblée nationale mais n’en garde pas moins un œil intéressé sur la situation politique de son parti. Au micro de Sud Radio, le maire de Crest (Drôme) déplore notamment la division qui perdure au sein des Républicains et tire la sonnette d’alarme. "Ce qui est décevant, c’est qu’une fois de plus il n’y aura pas d’université d’été. Le Figaro dit que ça coûte trop cher, mais il ne dit pas que ça. Il y aura visiblement les sarkozystes d’un côté, les fillonnistes de l’autre, d’autres dans un troisième endroit… C’est un peu triste. Je serai personnellement à Lyon, mais seulement parce que je suis maire de Crest au sein de la région Auvergne-Rhône-Alpes. Je regarderai en temps voulu qui sera candidat et m’exprimerai en conviction. Avant d’organiser les écuries pour les présidentielles de 2022, 2027 et 2032, il est important d’avoir un débat de fond", préconise-t-il.

"Nous avons subi un choc considérable"

Face à cette situation, Les Républicains ont lancé une grande campagne de consultation de ses militants. La moindre des choses pour l’élu drômois. "J’ai été auditionné par des personnes, plutôt des jeunes, ce qui est une bonne chose. Le questionnaire envoyé aux militants est un acte important. Il ne faut pas sous-évaluer ce qui s’est passé, ça ne doit pas être business as usual. Nous avons subi un choc considérable : l’absence du second tour de la présidentielle et l’échec aux législatives. Cela ne doit pas nous faire abandonner nos convictions, mais nous amener à beaucoup de lucidité et d’objectivité. Quand les choses vont dans le bon sens, il faut assumer qu’elles aillent dans le bon sens, et quand il y a des signes d’inquiétude, il faut aussi assumer cela", déclare-t-il.

"S’il vous plaît messieurs du gouvernement : courage !"

Alors qu’Emmanuel Macron "fête" ses 100 premiers jours à l’Élysée, Hervé Mariton entend bien maintenir une vigilance constante sur le gouvernement. "Certaines choses ont été lancées dans la bonne direction, je pense à la réforme du Code du travail. Je souhaite que l’exécutif soit plus ambitieux plutôt que trop peu sur cette question. L’un des vrais sujets, c’est de savoir s’il aura le courage de bousculer la négociation et faire en sorte que ça discute bien davantage au sein de l’entreprise dans l’intérêt mutuel de l’employeur et des salariés plutôt que de respecter le rythme des branches. Là-dessus, je n’ai pas de certitude, on a parfois le sentiment au contraire qu’une certaine prudence, une certaine pusillanimité est en train de revenir. S’il vous plaît messieurs du gouvernement : courage ! Je suis un homme de droite, et nous devons conseiller au gouvernement d’avoir plus d’audace. Voilà un petit signal d’alerte", prévient-il.

"Les œufs au fipronil ? Assumons cette fraude qui doit nous servir de leçon"

Enfin, l’élu local est également revenu sur le scandale sanitaire européen des œufs contaminés au fipronil. "Je pense que l’expression du gouvernement pourrait être plus franche, mais le ministre de l’Agriculture a dit l’essentiel. Il y a une faute, qui est grave et doit être condamnée. Il n’y a pas de péril sanitaire, tout le monde a compris qu’il faudrait pour cela une consommation considérable de fipronil et d’œufs chaque jour. Assumons cette fraude qui doit nous servir de leçon pour l’avenir. (…) Elle démontre que les circuits d’informations ne sont pas opérants et que l’Europe a des progrès considérables à réaliser sur ce terrain", assure-t-il.

Retrouvez ici l'intégralité de l'interview d'Hervé Mariton dans le Grand Matin Été

 

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