Florian Philippot : "Trump, ce n’est pas du tout la politique qu’il faut mener"

David Rachline, Nicolas Bay, Florian Philippot et Gilbert Collard (©PATRICK KOVARIK  - POOL  AFP)
David Rachline, Nicolas Bay, Florian Philippot et Gilbert Collard (©PATRICK KOVARIK - POOL AFP)

Interrogé ce mercredi sur les premiers mois de Donald Trump aux États-Unis, le vice-président du Front national Florian Philippot s’est montré assez critique vis-à-vis de la politique menée par le milliardaire.

Entre Donald Trump et le Front national de Marine Le Pen, les passerelles semblaient évidentes pendant les campagnes électorales respectives de deux des plus grandes figures populistes du monde occidental ces derniers mois. Et pourtant, la cote d’amour de Donald Trump au sein des dirigeants du Front national est en train de s’effriter doucement mais sûrement. Invité ce mercredi au micro de franceinfo, le vice-président du parti Florian Philippot a ainsi confié toute sa déception vis-à-vis de la politique internationale menée jusqu’à présent par le président américain.

Philippot n’apprécie pas la politique internationale de Donald Trump

"Je m'attendais à une politique, d'après ses propres propos de campagnes, d'apaisement international, où les États-Unis arrêteraient d'être le gendarme du monde. Je trouve que ses propos en Corée du Nord, au Venezuela, vis-à-vis de la Russie où il a renforcé les sanctions, sont des propos qui ne vont pas dans le sens de l'apaisement. Je pense que ce n'est pas du tout la politique qu'il faut mener, mais ça c'est l'affaire des Américains. En tant que Français, je souhaite en tout cas une diplomatie française qui soit libre, et qui permette un équilibre du monde. Or, trop souvent depuis des années, la diplomatie française a été calquée justement sur la diplomatie américaine", a-t-il déclaré.

"Ces suprémacistes racistes, il faut les condamner"

Par ailleurs, en pleine polémique aux États-Unis suite aux commentaires de Donald Trump sur les événements de Charlottesville, Florian Philippot a voulu se montrer très clair sur cette question. "Il faut être clair sur ce sujet-là. Ces suprémacistes racistes, il faut les condamner de manière très claire. En France, il y en a peut-être mais Dieu merci, je n’ai pas vu de manifestation du type de Charlottesville…", a-t-il confié.

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