Pour Trump, les options militaires contre la Corée du Nord "sont en place" et "prêtes à l'emploi"

Les options militaires contre la Corée "sont en place" et "prêtes à l'emploi", selon Donald Trump
Le président américain Donald Trump © Nicholas Kamm / AFP

Donald Trump a déclaré ce vendredi que ses options militaires contre la Corée du Nord étaient "en place" et "prêtes à l'emploi".

"Les solutions militaires sont maintenant complètement en place, et prêtes à l'emploi, si la Corée du Nord se comporte imprudemment. J'espère que Kim Jong-Un trouvera un autre voie". C'est par ces mots dépourvus d'ambiguïté que Donald Trump a une nouvelle fois menacé Pyongyang ce vendredi sur twitter, dans un contexte de surenchère verbale qui fait craindre une dangereuse escalade entre les Américains et les Nord-Coréens.

Le président américain avait déjà mis en garde son homologue, la veille, lui promettant "le feu et la colère" sans toutefois évoquer avec précisions les options militaires envisagées, si d'aventure la Corée du Nord persistait dans son programme d'armement nucléaire. Preuve de l'inquiétude grandissante de la communauté internationale quant au risque de conflit, de nombreux dirigeants ont incité les deux protagonistes à la mesure.

En effet, la Chine a appelé chacune des parties à "faire preuve de prudence", exhortant Pyongyang à éviter les "démonstrations de force". Même son de cloche à Berlin, où Angela Merkel a dénoncé à son tour les intimidations réciproques auxquelles se livrent les États-Unis et la Corée du Nord. "Je ne vois pas de solution militaire à ce conflit", a ainsi déclaré la chancelière allemande devant la presse, ajoutant que l'Allemagne allait "participer de manière intensive aux possibilités de résolutions non militaires", car elle considère "l'escalade verbale comme une mauvaise réponse". Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a de son côté fait part des inquiétudes de la Russie insistant sur le fait que "les risques (étaient) très élevés surtout en prenant compte de la rhétorique employée". Et l'intéressé de déclarer qu'il était de la responsabilité du "plus fort et plus intelligent" de faire "un pas pour s'éloigner de la ligne dangereuse".

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