Attentat raté à Paris : "Des méthodes qui rappellent ce que faisait Daesh en 2013"

Marc Ezrati
Marc Ezrati

Journaliste police-justice, Marc Ezrati était l’invité du journal de 18h sur Sud Radio pour évoquer les dernières informations sur l’attentat raté aux bonbonnes de gaz à Paris cette semaine.

Le pire a été évité, et les conséquences auraient pu être dramatiques. C’est en substance le message délivré ce vendredi par le procureur de la République François Molins. Lors d’une conférence de presse, le magistrat a en effet révélé les dernières informations disponibles sur l’enquête sur l’attentat raté de la rue Chanez cette semaine à Paris. Des informations sur lesquelles est revenu le journaliste police-justice Marc Ezrati, invité du journal de 18h sur Sud Radio.

"On n’a pas encore énormément d’informations, à part des informations liées au procédé utilisé. On a rappelé ce qu’on savait déjà : les seaux et le jerrican d’essence, le téléphone avec la carte Lycamobile qui a permis de déclencher à trois reprises (en vain) le dispositif essence+gaz à 4h14, 4h15 et 4h16 du matin. Le procureur Molins nous explique que ces déclenchements ont été opérés par un autre téléphone portable à proximité immédiate de l’immeuble du 31 rue Chanez", précise-t-il avant d’aborder le cas des deux principaux protagonistes de cette enquête.

"Des méthodes très industrielles"

"On a deux fichés S : Amine A. et Aymen B., âgés à ma connaissance de 30 à 35 ans. Amine A. avait été placé en garde à vue le 26 mars 2016 et était surtout connu pour être membre d’un groupuscule salafiste Forsane Alizza, qui a été depuis interdit et dissous. Son comparse Aymen B. avait, lui, été contrôlé en novembre 2016 par une brigade CRS sur la N118 dans les Hauts-de-Seine en train de prier sur la bande d’arrêt d’urgence", explique-t-il.

Enfin, Marc Ezrati note une similitude entre le mode opératoire de cette tentative d’attentat et ce que pratiquait les partisans de l’État Islamique il y a quelques années. "Il ne faut pas oublier qu’il y avait quatre bonbonnes de gaz et des sacs à gravats qui peuvent être extrêmement dangereux dans le cadre d’une explosion… Ce sont des méthodes qui rappellent un petit peu ce que Daesh faisait en 2013 et 2014, avant qu’ils ne puissent s’équiper d’armes plus sophistiqués, en Irak notamment. Des méthodes très industrielles", analyse-t-il. 

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