Jean-Baptiste Foisel : "Je suis tout disposé à recevoir les CV des salariés de GM&S"

Usine GM&S à La Souterraine (©Sud Radio)
Usine GM&S à La Souterraine (©Sud Radio)

Responsable de la fonderie Constellium à Ussel (Corrèze), Jean-Baptiste Foisel était l’invité du journal de 18h sur Sud Radio, lui qui s’est retrouvé bien malgré lui au cœur d’une polémique sur Emmanuel Macron et "ceux qui foutent le bordel".

"Certains, au lieu de foutre le bordel, feraient mieux d’aller regarder là où ils pourraient avoir des places". En lâchant cette petite phrase à Alain Rousset (président de la région Nouvelle Aquitaine) lors d’une visite en Corrèze perturbée par des salariés de GM&S qui avaient fait le déplacement depuis La Souterraine (Creuse), Emmanuel Macron a créé une petite polémique. Le chef de l’État faisait notamment référence à la situation de la fonderie Constellium à Ussel, en Corrèze, qui a du mal à trouver des demandeurs d’emplois désireux de venir y travailler. Son responsable, Jean-Baptiste Foisel, était l’invité du journal de 18h sur Sud Radio ce jeudi.

"J’ai 18 postes ouverts et un carnet de commandes sur plusieurs années"

"J’ai 18 postes ouverts puisque dans les trois ans qui viennent, on va transformer une trentaine de contrats intérimaires en CDI. Effectivement, je suis tout disposé à analyser et recevoir les CV des salariés de GM&S. L’enjeu pour nous est de former des demandeurs d’emploi à nos métiers de la fonderie (sable / aluminium). On est dans le domaine de l’aéronautique et on a la chance d’avoir un carnet de commandes avec beaucoup de visibilité sur plusieurs années. Je n’ai donc pas de problèmes de charge, mais des problèmes de bras", explique-t-il au micro de Sud Radio.

"La mobilité professionnelle est un vrai problème"

Alors qu’Ussel se trouve à 140 kilomètres du site actuel de GM&S à La Souterraine, Jean-Baptiste Foisel a bien conscience que la distance peut en rebuter certains. "La mobilité est un vrai problème, c’est le sujet. Pour un ingénieur ou un technicien, c’est probablement plus facile d’être mobile. En revanche, pour un opérateur ouvrier, c’est beaucoup plus compliqué. (…) Ce que je souhaite, c’est travailler avec la puissance publique pour trouver les moyens de favoriser la mobilité des demandeurs d’emploi. Il est absolument nécessaire de dépenser de l’argent en formation professionnelle, mais il ne faut pas se contenter de cela, sans quoi on aura toujours du chômage de masse", déplore-t-il.

Pas de réponse des administrateurs de GM&S

En juin 2017, Constellium avait reçu un courrier des administrateurs de GM&S pour des propositions de reclassement de salariés. La direction avait répondu que trois à cinq profils pouvaient intéresser la fonderie. Mais depuis, pas de nouvelles, regrette le dirigeant. "Je n’ai eu malheureusement aucun retour. Effectivement, il y avait 3 à 5 profils qui correspondaient tout à fait à certains postes ouverts chez nous. Mais sur d’autres métiers de la fonderie, on peut recevoir des CV qui seraient en transition ou en reconversion professionnelle, auquel cas on assurerait la formation. Notre seule limite, c’est donc le chiffre de 18 postes ouverts. J’ai bien reçu ce courrier, on y a répondu avec le responsable des ressources humaines, mais on n’a pas eu de réponse en retour", explique-t-il.

Réécoutez en podcast l’interview de Jean-Baptiste Foisel dans le Grand Soir Sud Radio

 

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